Nausicaa et « Poséidon et la légende du Minotaure »
Dans le cadre de Nausicaa, nous avons monté en maternelle (moyenne section) avec la participation de la maîtresse une séquence pédagogique autour d’une légende grecque (le thème de l’année était la mer) « Poséidon et la naissance du Minotaure ».
Cela a permis aux enfants de s’approprier le langage écrit et oral, mais également de développer une culture humaniste, en découvrant de grands récits et des textes fondateurs.
L’aboutissement de la séquence reposait sur une représentation théâtrale devant les parents.
- Nous avons dans un premier temps, appris à dire bonjour en grec et nous avons travaillé autour du récit par un travail d’anticipation en élaborant un puzzle sur lequel nous avons émis des hypothèses de lecture (le puzzle représentait Poséidon avec ses attributs et θάλασσα était écrit aux pieds du dieu).
Les enfants ont reconnu le poisson, le taureau, le cheval et le dauphin, puis leurs regards se sont portés sur un homme âgé « puisqu’il avait des cheveux blanc », tenant « une fourchette dans les mains », nous avons donc conclu que c’était certainement le trident.
Ce dernier portait une couronne sur la tête et les enfants ont ajouté que c’était un roi, le roi de la mer tout puissant « très fort ont-ils dit » car nous l’avions représenté sur le puzzle, plus grand que le reste.
Nous l’avons nommé Poséidon, le dieu de la mer.
Quant aux lettres du mot θάλασσα, ils n’ont point été surpris et même heureux de savoir que cela signifiait mer ! je pense que le soir même tous les parents ont su que thalassa signifiait mer en grec!
Le récit a été raconté ensuite aux enfants à plusieurs reprises et ils ont pu reformuler l’histoire avec leurs propres mots, s’écouter, prendre la parole et comprendre un texte lu et raconté par un adulte.
Cela nous a permis de vérifier leur compréhension et de répondre à leurs questions.
- Le mot θάλασα a été travaillé en classe avec la maîtresse en atelier d’apprentissage, l’objectif étant de reconstituer la silhouette du mot et de travailler sur le geste graphique. Percevoir, sentir, imaginer et créer le mot thalassa en lettres grecques était l’objectif final, où les enfants ont collé sur un support des éléments de la mer, tels des coquillages, du sable…..
Le même procédé a été utilisé pour le mot ταῦρος avec des bouts de laine.
- Le travail sur le récit se poursuivait en parallèle pour faire progresser les enfants vers la maîtrise de la langue française et préparer le spectacle.
Nous avons divisé la classe en quatre groupes : le chœur, Poséidon, Pasiphaé et Minos principalement. Un adulte dirigeait chaque groupe et les enfants répétaient et jouaient leur rôle :
Par exemple, Poséidon avait une grosse voix et les mouvements le représentant étaient amples et lents.
Les enfants ont pu également travailler sur les déplacements et les mouvements appropriés aux situations sur une scène : s’asseoir, se relever au moment de la prise de parole, se tourner face au public, inscrire sur leur visage la peur, la joie, le mécontentement …...
Cela a été une expérience très enrichissante pour les adultes et les enfants.
Nous retenterons cette dernière l’année prochaine……..
Laurence Duchemin